Photo d'entête pour version imprimable
eden2010
 
Vous êtes ici : Accueil > Site Web > Les lacs de l'Eau d'Heure > nl > Menu central > Milieu > Milieuaspecten > La lutte contre les espèces invasives

La lutte contre les espèces invasives

Une espèce invasive est une espèce vivante qui, introduite dans un milieu autre que celui d'origine, devient un agent de perturbation nuisible à la biodiversité autochtone des écosystèmes naturels ou semi naturels parmi lesquels elle s'est établie.

Ce phénomène, considéré par l'ONU comme une des grandes causes de régression de biodiversité, est même cité comme étant la deuxième cause la plus importante de chute de biodiversité au niveau mondial.

Relativement récente, cette menace est le résultat de l'accroissement des échanges commerciaux et de la libre circulation des produits et des personnes qui favorisent, volontairement ou accidentellement, la propagation d'espèces en dehors de leur aire de distribution naturelle.

Même si  la plupart de ces espèces est incapable de s'adapter aux nouvelles conditions, certaines, non seulement s'y acclimatent mais s'y développent exagérément au risque de supplanter certaines espèces locales qui auront tendance à disparaître.

A l'instar de l'Europe, de la Belgique et de la Wallonie , les Lacs de l'Eau d'Heure n'échappent malheureusement pas à ce phénomène.

Certaines espèces invasives particulièrement problématiques sur le site des Lacs de l'Eau d'heure font l'objet d'un plan de lutte selon les techniques les plus adaptées et préconisées par les autorités compétentes, à savoir :

Espèces invasives

- la renouée du japon

- la bernache du Canada

- les asters, la berce du Caucase, le cerisier tardif, le rosier rugueux

- les plantes aquatiques

- les moules zébrées, les palourdes asiatiques, les écrevisses américaines, ...

Les Lacs de l'Eau d'Heure ont adhéré à la charte Alterias pour la lutte contre les plantes invasives.

La renouée du Japon

Renouées

La Renouée du Japon fait partie des plantes invasives les plus répandues et problématiques en Europe et est aussi la plus difficile à enlever à cause de son pouvoir régénérateur exceptionnel.

De plus, ses racines sécrètent des substances toxiques qui agissent sur les autres plantes comme un herbicide, éliminant ainsi la concurrence. Elle peut aussi endommager les bâtiments et autres infrastructures en béton, en glissant ses racines dans les fissures. Contrairement à la rumeur, elle n'est d'aucune utilité pour le maintien des berges et favorise même leur érosion.

Aux Lacs de l'Eau d'Heure, malgré des efforts importants réalisés pour tenter d'éradiquer les massifs connus de Renouées, force est de constater que même si ceux-ci sont contenus, de nouvelles populations disparates ont tendance à apparaître.

La bernache du Canada

Aussi belle soit-elle, la bernache du Canada est une « espèce invasive » qui, comme à beaucoup d'autres endroits, devient très envahissante et nuisible aux Lacs de l'Eau d'Heure.

Suite à une introduction artificielle comme oiseau d'agrément puis à des fins cynégétiques, cette oie, originaire d'Amérique du Nord, est non seulement devenue sédentaire dans nos pays mais s'y développe de manière exponentielle, prenant dès lors la place dévolue aux espèces endogènes.

Sa longévité (jusque 24 ans), la très bonne réussite de sa reproduction, sa grande adaptabilité et la présence de biotopes favorables à son développement ont contribué au succès de son implantation en Europe.

Bernaches du Canada La présence de la bernache a de nombreuses conséquences néfastes pour l'homme et l'environnement : pollution des eaux (dont celles de baignade), réduction des productions fourragères, dégradation des prairies ou des espaces verts, transmission potentielle de maladies à l'homme, sécurité aérienne ou encore impact sur la flore et les autres espèces d'oiseaux (compétition avec les espèces autochtones, hybridations).

Certaines associations environnementales internationales n'hésitent pas à la classer en deuxième position dans la liste des espèces ayant le plus d'impacts sur le fonctionnement des écosystèmes en Europe (EAWA) ou comme l'une des cent espèces réputées les plus préoccupantes d'un point de vue environnemental, sanitaire, social et économique en Europe (DAISIE).

Pour tenter de limiter sa population et de diminuer tous les impacts négatifs résultant de l'expansion de cette espèce, les autorités l'ont classée comme espèce chassable (sous certaines conditions).

Les Lacs de l'Eau d'Heure, victimes d'une implantation massive de populations de bernaches du Canada, en subissent quasiment tous les impacts néfastes évoqués ci-dessus.

C'est pourquoi, conformément à la législation en vigueur, l'Association gestionnaire du site, est actuellement autorisée à mener une campagne de destruction de la Bernache du Canada et ce, dans l'intérêt de la flore et de la faune locales.

Loin d'être agréable, cette disposition semble néanmoins importante et cruciale dans le cadre d'une gestion durable de ce site touristique.

Les Asters, la Berce du Caucase, le Cerisier tardif, le rosier rugueux

Toutes ces espèces ont été introduites en Europe comme plantes d'ornement et y ont pris une place de plus en plus importante, voire inquiétante.

Aux Lacs de l'Eau d'Heure, la propagation des Asters (Aster salignus) menace sérieusement le maintien d'une série d'autres espèces particulièrement intéressantes telles que : la Limoselle aquatique (reprise sur la liste rouge de la Région Wallonne), le gaillet des marais, le myosotis des marais, la laîche distique, le scirpe des marais, ...

La lutte contre cette espèce constitue donc une priorité. 

Asters

Les plantes aquatiques

L'élodée de Nutall, fortement présente dans les différents lacs, est une espèce invasive qui peut atteindre des quantités importantes (jusqu'à 475 g/m²) et peut causer des problèmes de gestion au niveau de la praticabilité ou de la sécurité de certaines activités nautiques (enroulement autour des hélices de moteur, encrassage des engins à propulsion, pièges pour planchistes, baigneurs, ...)

La priorité dans la lutte contre la prolifération de cette espèce est donc orientée aux endroits stratégiques en termes touristiques et sportifs.

Dans la mesure où le faucardage favorise la dissémination des élodées, cette technique de lutte a été abandonnée au profit de campagnes d'arrachage avec évacuation de la biomasse qui, de surcroît, participe au maintien de la qualité des eaux.

En effet, effectuée en fin de saison touristique, après les périodes les plus longues d'ensoleillement, au moment où la plante a assimilé un maximum de nutriments, cette technique revient à participer à la réduction des nutriments favorables à l'eutrophisation.

Elodées

Depuis 2014,

L'association "Les Lacs de l'Eau d'Heure" est sensibilisée à la problématique relative à la possible introduction de nouvelles espèces aquatiques invasives. En effet, il apparaît que certaines de ces plantes, actuellement peu répandues en Wallonie et plutôt présentes au nord du sillon sambro-mosan, frappent aux portes de notre belle région avec la ferme intention de s'y implanter.

Pour lutter contre cela, l'ASBL Les Lacs de l'Eau d'Heure, avec qui le souhaite (vous si vous le voulez), participe volontairement à l'enquête menée par la Cellule Interdépartementale sur les Espèces Invasives (CiEi) du SPW.

Ainsi un "Comité de vigilance" a été mis sur pied afin de signaler tout repérage de la présence d'une de ces espèces problématiques aux moeurs vagabondes :

Pour répondre à l'appel à la collaboration lancé par le CiEi, rendez-vous sur le site http://biodiversite.wallonie.be/invasives, cliquez sur le module "Les espèces aquatiques invasives" dans lequel se trouvent le lien vers l'enquête ainsi que les fiches d'identification et de l'information thématique.

Si vous repérez une de ces plantes, vous pourrez y encoder votre observation (si possible avec documents photographiques pour permettre une validation des données). Merci d'avance pour votre collaboration.

Les moules zébrées, les palourdes asiatiques, les écrevisses américaines, ...

Moules zébrées Ces espèces sont apparues progressivement dans les lacs au risque de supplanter les espèces endogènes.

La moule zébrée, quant à elle, présente principalement dans le lac de la Plate Taille, pose des problèmes spécifiques. En effet, malgré des densités relativement peu importantes (3550 individus au m²), elle représente un risque pour les coques de bateaux et les installations de la centrale hydro-électrique ainsi que pour les autres espèces vivant sur les fonds.

- l'aménagement du territoire

- le maintien de la qualité des eaux

- la politique de gestion des déchets

- la conservation de la Nature

- la lutte contre les espèces invasives

- la politique énergétique

- les transports écologiques

- les codes de bonnes pratiques environnementales

- les labels environnementaux

eden2010

Le Pays des Lacs

Venir aux Lacs

Contact

Mini-boutique

 
 

> NOUVEAU site internet > www.lepaysdeslacs.be >

Recommander cette page

 

Plan du site - Mentions légales - Copyright - 24 Février 2017

Webdesigned by Cible & defimedia, powered by AToms

europa.euwww.wallonie.be